La littérature italienne de la Renaissance fait état de nombreux écrits à caractère burlesque qui parodient la culture médicale de l’époque. Parmi les sujets les plus fréquentés par les auteurs figure naturellement le « discours sur la pelade », l’un des symptômes les plus évidents de la syphilis. Comme toute autre affection sexuellement transmissible, cette « maladie honteuse » impliquait une sorte de stigmatisation sociale, tout en renvoyant implicitement à des pratiques sexuelles plus ou moins interdites (fréquentation des courtisanes, pratique de rapports hétéro et/ou homosexuels, etc.). De même, son caractère d’affection incurable permettait de renouveler le répertoire comique concernant la satire de médecins et d’apothicaires, qui vantait déjà une tradition longue et illustre. Ainsi, dans la littérature comique, malades, courtisanes et médecins seront tous logés à la même enseigne, faisant l’objet d’une dérision aussi mordante qu’hilarante.
La più santa, la più gloriosa, la più bella cosa che sia al mondo': notes sur le discours parodique sur la pelade au XVIe siècle
lastraioli
2016
Abstract
La littérature italienne de la Renaissance fait état de nombreux écrits à caractère burlesque qui parodient la culture médicale de l’époque. Parmi les sujets les plus fréquentés par les auteurs figure naturellement le « discours sur la pelade », l’un des symptômes les plus évidents de la syphilis. Comme toute autre affection sexuellement transmissible, cette « maladie honteuse » impliquait une sorte de stigmatisation sociale, tout en renvoyant implicitement à des pratiques sexuelles plus ou moins interdites (fréquentation des courtisanes, pratique de rapports hétéro et/ou homosexuels, etc.). De même, son caractère d’affection incurable permettait de renouveler le répertoire comique concernant la satire de médecins et d’apothicaires, qui vantait déjà une tradition longue et illustre. Ainsi, dans la littérature comique, malades, courtisanes et médecins seront tous logés à la même enseigne, faisant l’objet d’une dérision aussi mordante qu’hilarante.I documenti in IRIS sono protetti da copyright e tutti i diritti sono riservati, salvo diversa indicazione.


